LIVRE D’OR

Quelques témoignages recueillis au fil du temps…

ARTISTES :

Carolyn Carlson

Bernard Heidsieck

Serges Pey

Haschim Cabrera

François-Henri Soulié

Christine Wodraska

Monica Ortega Daniel

Caroline Engremy

Lionel About

Isabelle Lefèvre

Cathy Riou Piquet

Nathalie Desmaret

Nathalie Carrié

Muriel Barra

Alain Marty

JOURNALISTES et RESPONSABLES CULTURELS :

Dominique Crébassol

Simon Ravelli

Bénédicte Namont

Fred Noiret

ANCIENNES STAGIAIRES :

Lauriane Langevin

Jessica Basselot Groc

Stagiaires Danse et Nature

et

Françoise DELHAY

Carolyn Carlson

Cher Pascal,

Quelques mots pour t’exprimer ma pensée : dans la poursuite de ton art. À qui de droit :

J’ai vu en Pascal Delhay un interprète et un chorégraphe provocant. Son côté sauvage et son individualité uniques peuvent parler à tous ceux qui découvrent cette nature sauvage cachée au fond d’eux-mêmes, et les inviter à l’explorer tout au long de leur précieuse vie.

Je soutiens de tout cœur Pascal Delhay pour qu’il continue en tant qu’artiste dévoué à ses valeurs spirituelles, qui sont les bienvenues aujourd’hui dans un monde sur la corde raide.

Respectueusement, Carolyn Carlson

Bernard Heidsieck

Poète Français, Fondateur avec Henri Chopin, François Dufrêne et G J. Wolman de la Poésie Sonore en France dans les années 50.

Lettre reçue en 2005 suite à l’envoi de Poésies & Paysages Sonores de Pascal Delhay sous forme de CD.

« Cher Pascal Delhay,

Tout de suite, je vous le dis : votre CD «10 ans de poésie sonore» m’a beaucoup plu. Mon étonnement, par contre, est de découvrir votre nom que maintenant, en quelque sorte, clandestinement ! … Votre discrétion – ou c’est moi qui retarde et ne suis pas du tout à la page- a besoin d’être sacrément corrigée !

Or en ce qui concerne vos propres textes, ce que j’ai admiré -au-delà de leur contenu- c’est le ton qui les porte, admirablement naturel, parfaitement approprié, précisément aux propos qu’ils émettent. Il y a d’évidence, une formidable aisance et justesse d’enregistrement. Une parfaite maîtrise !

Je l’avoue, si cette partie de votre travail, parce que relevant du passé, devait être à tout jamais abandonnée, personnellement, je le regretterais !

J’espère que l’enfouissement ou la noyade finale n’est qu’une fin symbolique et que d’autres bandes, d’autres CDs, d’autres travaux suivront !

Avez-vous lu ces pièces – ou d’autres- en public ? Ou ne sont-elles destinées qu’à être écoutées par CD interposé ? Si oui, j’espère avoir la chance, un jour d’être spectateur dans une salle. Leur expressionnisme serré, compact et confidentiel -toute théâtralité étant exclue d’emblée- ne doit pas rendre leur mise en espace facile !

Merci de m’avoir confié ce CD et de m’avoir permis de découvrir votre travail.

Très cordialement, »

Bernard Heidsieck

Serges Pey

Poète, écrivain, artiste Français. Suite à la représentation du duo « Intime Combat 2 » avec Caroline Engremy (voix).

« Pascal Delhay est un des danseurs contemporains parmi les plus émérites de la scène Toulousaine. Inclassable, je le range volontiers dans le camp de la poésie que parfois il récite. Depuis quarante ans, il bouleverse les marges de la danse, la sienne mais aussi la nôtre, perdue dans une zone de ciel qu’on ne connaît pas.

Pascal Delhay est un voyou du rythme incarné, une saison en enfer rimbaldienne, un journal lu à haute voix de Vaslav Nijinski.

Pascal Delhay est aussi un verbe qui nous conjugue jusqu’à une récitation absolue. Avec lui, nos corps morts se réveillent soudain pour rencontrer leurs fantômes. Son corps est le nôtre qu’il retourne pour montrer l’envers de nos cerveaux.

Il est la lucidité et sûrement une intelligence dionysiaque d’un débordement presque animal parcouru de sainteté.

Pascal Delhay est un sur-corps sur la balançoire d’un grand cirque. Mime, clown, acrobate de la folie, il donne chaque fois une leçon de masque, de main et de pied mettant à nu le monde.

Dans Intime Combat 2, accompagné par la voix sauvage et magique de Caroline Engremy, il brise la distance qui sépare le public en nous offrant le corps sacrifié de nuit et de lumière.

Pascal Delhay : un artiste absolu qui danse avec le double de nos corps jusqu’à crever nos yeux. »

Serges Pey

Haschim Cabrera

(Traduction en Français)

Grand peintre Espagnol, suite à la performance donnée lors de l’exposition de ses oeuvres « De la disparition des Anges  » à l’Université Jean Jaurès au CIAM de Toulouse en 2019.

« Cher Pascal.

Je suis heureux d’avoir de tes nouvelles et que tu sois en pleine extase créative. Ta performance dans mon exposition au CIAM, « De la disparition des anges », ton interprétation de cette idée d’absence, d’aveuglement humain, mais aussi de vision intérieure m’a impressionné. Je pense que tu t’es immergé dans les peintures, transcendant leur dimension visuelle, suggérant avec passion les pulsations de l’âme qui les ont produites. Réellement ressentie, vécue de manière holistique, intégrale, ton expression corporelle a attiré notre attention sur quelque chose de plus profond et de plus viscéral. L’immersion dans la boîte noire a généré le contraste du fond, l’inévitable expérience du clair-obscur… Ce fut une expérience émotionnelle, passionnée et transformatrice. Le public perdant la notion d’être à une exposition, observa attentivement la danse chamanique de Pascal Delhay, et perçut les peintures à travers cette transe. A toi toujours. Je ne pourrai jamais oublier ce moment. Je t’embrasse fort ».

Hashim Cabrera

François-Henri Soulié

Écrivain, acteur, metteur en scène. Suite au spectacle « Métamorphoses For Elinor », 2019.

« Comme toute naissance cela commence par la nuit. Le théâtre devient cet antre obscur d’où jaillit la vie, une vie organique, d’avant l’histoire. Ou simplement, un sommeil d’où surgissent les songes.

Mais ce n’est pas ce sommeil de la conscience générateur de monstres dont Goya s’effrayait. C’est seulement l’engourdissement de la matière qui, peu à peu va se mettre à rougeoyer du vivant. Une matière humaine, faite d’espace et de temps, de souvenirs confus et de projets flous. Et puisqu’il s’agit d’un hommage, c’est à dire d’une déclaration d’amour au souvenir, alors peut-être ce noir primitif n’est-il rien d’autre qu’un trou de mémoire.

La crypte pudique ou l’humanité a enfoui ses secrets. Pascal Delhay serait donc ce mineur qui plonge dans un fabuleux trou de mémoire à la recherche des diamants et du coup de grisou. À la recherche de preuves d’amour, aussi. 

Très vite le silence enfante le son. De l’indéchiffrable surgissent la forme et le geste premiers. Ici, le mouvement est une quête du monde, il va à tâtons, fébrile, incertain, espérant et craintif. La main aborde le néant qui la baigne dans l’inquiétude de la brûlure et le désir de la caresse avec la violence du coup de poing. Le corps tout entier se heurte à des obstacles connus de lui seul, se roule dans le ressac d’une mer trop vaste. Mais s’il se noie, c’est pour mieux s’envoler ; s’il se brise en mille éclats, c’est pour reformer le puzzle. Rien n’est définitif, rien n’est gagné, rien n’est perdu dans cette danse puisque le cœur chaotique y bat toujours… Et les images crèvent à la surface du chaos. 

C’est le nu de Marcel Duchamp en train de descendre pour de bon l’escalier. 

Ce sont les chevaux du photographe Muybridge qui retiennent leur galop en une multitude d’arrêts sur image, sans cesser de galoper. 

De transfigurations en métamorphoses, l’officiant invoque l’animal et l’humain, la pulsion instinctive et le rituel sacré. L’antique et l’aujourd’hui. 

Soudain, un drapé blanc se soulève et c’est le chant qui vient nous cueillir par les oreilles de l’âme. Un chant habillé d’un corps de femme. Délicatesse de sirène bienveillante. 

C’est une valse d’amoureux qui étreint par la taille le vide de tous les abandons vécus. 

C’est un voile tendu où s’imprime la silhouette des combats initiatiques dans un labyrinthe sans mur et sans autre minotaure que soi-même. 

C’est un drap au sol sous lequel le danseur se glisse comme sous la peau d’un lac. Mais non, ce n’est qu’un drap de lit où le sauvage Éros déploie ses tours de passe-passe. 

C’est un masque amical qui veille sur l’oreiller où dort notre enfance peureuse et confiante. 

Il y a quelque chose d’homérique, là-dedans, comme dans le fait d’ouvrir un parapluie. 

Samuel Beckett n’est pas loin, Buster Keaton non plus. Cela raconte la mort des Dieux et l’invention pas à pas de l’humanité, à chaque instant recommencé dans son sublime grotesque et toute sa noble dérision. 

À ces images hyper-visuelles et plastiques, s’ajoutent les images auditives d’un son sculpté avec raffinement. Un son qui fait main basse sur les bruits et les musiques avec la même fringale, la même délectation acoustique que l’on met à composer un plat. 

Peut-être ai-je vu là quelque chose qui me parle d’Artaud et de son théâtre de la cruauté. Mais une cruauté qui aurait aussi le sens de l’humour. 

Peut-être, en fin de compte, Pascal Delhay proclame-t-il dans ce spectacle la plus haute forme de subversion qui soit : celle de la poésie pure. 

Je ne sais pas exactement ce que j’ai vu. Laissons l’exactitude aux constats de police. Mais je me souviens de ce que j’ai vécu. J’en garde le bouleversement en partage et je retiens précieusement ces dernières minutes aux cours desquelles j’ai entendu, pour de bon, tous les chagrins du monde éclater de rire en même temps. Suprême élégance. »

François-Henri Soulié

Christine Wodraska

Pianiste de la scène Française de musique improvisée et musique contemporaine. Partenaire dans « Ping Pong ou les Métamorphoses du Chien », scène Nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy, 2016.

«Pascal est un mélomane, hypersensible à la musique, c’est un des rares danseurs qui est musicien et qui ne se sert pas de la musique comme support mais comme alter ego.

Il a une culture musicale énorme, dirigée seulement par sa sensibilité, sans barrière de genre ni de style. Il fouille partout pour trouver des musiques qui le touchent, c’est un passionné de la musique. Ce qui le capte dans la musique c’est d’abord l’authenticité du discours musical, la force expressive, poétique, dynamique et l’architecture des pièces.

Pascal aime la bonne musique, sans se préoccuper du reste, d’où qu‘elle vient, qui la joue, quel genre elle est, a-t-elle du succès, etc…

Bien sûr tout cela se retrouve dans sa danse qui d’abord ne s’enferme pas dans un cadre, tout est permis, au diable les règles et la mode. Dans ses gestes, on peut retrouver les impulsions du son, son énergie, ses couleurs, sa poésie.

Il prend la musique pour de la danse et la danse pour de la musique.

Je perçois sa danse comme s’il jouait d’un instrument acoustique : ses gestes, sa manière d’occuper l’espace suivent le même procédé que quand je joue de mon instrument, surtout le piano qui est sensible à l’ampleur du geste par rapport à sa dynamique et ses fréquences : le piano est grand, large, puissant, j’ai une approche physique réelle avec le piano pour le faire sonner à ma convenance. Moi-même j’assimile le piano plus comme un instrument à percussion, je m’intéresse aux impacts, secs ou liés, forts ou faibles, réguliers ou non, plus qu’à la note. Le grave et l’aigu c’est un paramètre qui me sert à appuyer la puissance du propos, le son et sa couleur, ça accentue la poésie.

La danse de Pascal pour moi peut se comparer à mon approche de mon instrument : tout est dans le geste qui doit être authentique, libre et franc, pour habiter un espace, et exprimer une force sensible qui vient des tripes : on ne fait pas dans la dentelle, on est brut, sans concession.

Pascal base sa danse sur l’improvisation, pas sur des chorégraphies figées. Il doit trouver des idées assez fortes pour générer un développement qui l’inspire du début jusqu’à la fin, il a une attitude constante de recherche créative. Il veut améliorer toujours plus ses propos, ses idées, car il doit être en fusion avec ce qu’il danse. Je fonctionne pareil.

Pour lui, la musique est un partenaire figé quand il danse sur de la musique enregistrée certes mais il choisit des pièces assez puissantes pour qu’elles l’inspirent de manière différente à chaque représentation : je comparerais ce choix de pièces comme mon choix de partenaire musicien qui doit m’inspirer quand je joue avec lui.

Il garde une fragilité dans ses spectacles pour mieux se fondre dans l’instant présent.

Il a une présence dans sa danse qui habite tout l’espace, on ne peut pas s’échapper de l‘ univers qu’il propose.

Par rapport au contenu, je dirais qu’on a une énergie et une sensibilité communes qui peuvent aller d’une extrême à l’autre en tout sens, créer des surprises, de l’inattendu : on aime dérouter et embarquer le public dans notre monde grâce à une énergie dynamique puissante et colorée de poésie.

Tout comme moi, on ne peut pas faire semblant, on le vit mal : on se donne généreusement quand on diffuse notre travail. »

Pascal est un touche à tout, il fait de la musique (paysages sonores…), sculpte du bois, écrit, aime la poésie et la littérature, fait de la photo, a un côté circassien, peut dire des textes, c’est un sportif aussi.

Il aime la nature sauvage, c’est un solitaire, c’est un obsessionnel qui insiste jusqu’à épuisement, c’est un passionné de l’âme humaine qui veut créer un rapport étroit entre corps et esprit.

Il traduit toutes ces richesses intérieures et extérieures en danse.

Il danse sa vie.

C’est un danseur radical qui ose ne pas suivre les sentiers battus, qui préfère les chemins de traverse pour exprimer son monde et pas celui d’un autre.

C’est un artiste qui cherche la liberté.

Christine Wodraska & Pascal Delhay, « Ping Pong ou les métamorphoses du Chien », 2012. Ph. P. Paredes

Caroline Engremy

Chanteuse improvisatrice, Partenaire de Pascal Delhay dans « Métamorphoses for Elinor », 2019.

« Pascal est un Passeur et la danse de Pascal, un Passage. Des danses passagères qui inscrivent Pascal dans une durée qui impose le respect. Un long passage donc, loin d’être terminé, qui d’un point de vue plus éveillé, est une durée sans début ni fin, car Pascal danse à l’infini. Sa danse est un acte de magie, elle englobe la dualité, elle est une Unité. Elle est la vie qui vibre et qui danse, la force vive, le feu qui traverse le sans forme, elle est Essentielle. Elle est le masculin et le féminin, l’ombre et la lumière, et elle nous révèle un essentiel de nous-mêmes. Au-delà des formes chorégraphiques temporelles, la danse de Pascal est universelle. Elle raconte la liberté, l’immortalité. Pascal est un Passeur et la danse de Pascal un Passage. Un passage infini de l’Illusion à la Vision, un Passage visible vers l’Invisible. L’âme dansante de Pascal est belle. Même sans danser, l’âme de Pascal est belle, c’est mon âme qui l’a vu, pour toujours. »

«J’ai rencontré Pascal il y a 20 ans et cela faisait déjà 20 ans qu’il était un être dansant. Un esprit libre dans un corps en action, une gestuelle inimitable, le feu sacré, l’amour inconditionnel de la danse comme une façon suprême d’être au monde. A cette époque, en tant que chanteuse à peine sortie du nid, je cherchais ce qui m’était propre, une voie pour déployer mes ailes, une voix qui ne pouvait être que singulière. Tel un alchimiste, Pascal dont la voie était et est toujours de transmuter la matière dans le mouvement, m’a ouvert la porte vers tous les possibles de mon âme chantante, en écho. Il avait fait naître chez moi le désir, la curiosité, et cette nécessité de développer mon propre langage, de suivre ma voie et «mes voix». Car il fallait bien donner une forme à ces chants et ces voix, vers la félicité, en écho. 

… Son influence est passée d’être à être, comme une nourriture mais de façon indirecte, elle ne concerne pas vraiment la forme de nos expressions respectives. Il est difficile objectivement de voir une analogie entre sa danse et mon chant. Il est le danseur cosmique, je serai alors porteuse du chant du monde ! C’est comme cela que mon âme a résonné ! Il était (et est toujours) porteur de la Connaissance et je l’étais aussi. Il fallait juste me le montrer, en miroir. »

Caroline Engremy

Caroline Engremy  » Je suis un Autre », Résidence au CIAM, 2018, Photo Pascal Delhay

« A l’occasion du travail que nous avons mené ensemble sur un solo qu’il m’a écrit pour la série des «Je Suis un Autre» présenté au CIAM…

Je découvre alors une autre facette de Pascal, celle du metteur en scène, exigeant et inspiré. Dans cette fonction, Pascal cherche à révéler la beauté de l’artiste. Il ne s’agit pas de cette beauté relative, discutable, soumise aux codes de la culture, mais d’une beauté qui selon moi est en rapport direct avec la fréquence individuelle de notre taux vibratoire, le scintillement de l’âme. Et cela ne peut être que beau.

Dans ses choix rigoureux et justes concernant la lumière et la musique, et avec cette conscience de tendre à rendre visible l’unicité de cette fréquence, Pascal agit bel et bien comme un Artisan de Lumière ».

Caroline Engremy

Monica Ortega Daniel

Actrice et danseuse Colombienne, partenaire du duo «Baile de la Conquista» créé en 2005, théâtre de Montauban, festival Ibero Americano de Bogota en 2006, 2008 puis joué au TNT à Toulouse.

« Avec Pascal j’ai traversé une palette d’émotions en mouvement. La première fois que je l’ai vu danser, mon âme s’est sentie identifiée. Il y a eu une reconnaissance intérieure qui s’est faite instantanément. Sa danse me parlait : la joie, la folie, la force, la douleur, la colère, l’amour, la poésie… son corps devenait l’eau, le feu, devenait l’air, toutes ces énergies réunies ont fait une explosion de gratitude pour moi parce qu’ouvrir un espace pour laisser danser de manière poétique ce qui nous habite est une nécessité de l’esprit qui ne cesse d’être conditionné, et ce n’est pas si facile de le trouver sur scène. Mon cœur s’est enflammé, et avec toute ma présence à la fin du spectacle je lui ai fait comprendre avec un regard de remerciement que je voulais danser avec lui. Je crois qu’il l’a senti parce qu’à la fin de l’année nous avons commencé une aventure Franco-colombienne de danse, théâtre, poésie. Nous avons traversé l’océan pour donner vie à un rêve. »

«Nous avons travaillé pendant trois ans ensemble. Je ne peux pas dire que cela a été facile, bien au contraire ! Si répéter une forme que donne le chorégraphe est facile, ouvrir cet espace d’improvisation pour devenir créateur-créatrice du moment présent tout en laissant son corps se métamorphoser tel un éventail de couleurs, de nuances est un véritable défi. Laisser son âme parler n’est pas si simple, mais c’est ainsi que nous apprenons aussi à nous connaître, comme artistes, et comme personnes. Je parle d’improvisation parce qu’en travaillant avec Pascal j’ai compris que dans ses spectacles il y avait des moments où il laissait son corps suivre cet élan d’inspiration qui arrive. C’était vraiment du spectacle VIVANT ! J’ai ressenti sa force et je me suis sentie appelée par elle. S’immerger dans le vide qui est pur moment présent, et laisser son corps libre exposer son cœur. Quel travail !! C’est une épreuve qui demande beaucoup de travail sur soi, et pas seulement physique. Je remercie profondément ces années passées avec Pascal, parce qu’elles m’ont confronté à la peur plus profonde de simplement être moi-même et non une comédienne, ni une danseuse qui va représenter ce qu’écrit le dramaturge ou le chorégraphe pour se sentir en sécurité.

Pascal est un artiste complet et un homme admirable qui modèle ses facettes de la vie pour les transformer en œuvre d’art. Je l’ai découvert comme sculpteur, comme peintre, comme poète, comme musicien, comme comédien, comme clown, comme ami… et je peux dire qu’il est un artiste de la vie !

C’est un ami d’âme à âme, nous somme liées par la danse de la vie ». Merci à toi Pascal !!!

Monica Ortega Daniel

Isabelle Lefèvre

Chorégraphe, danseuse , fondatrice de l’Entité danse St Cyprien, Toulouse.

« Pascal Delhay a ce que j’appelle une « n.i.i » : la nécessité intérieure impérieuse. J’ai mis du temps en fait à identifier vraiment ce que c’était. La « n.i.i » tout le monde ne l’a pas je peux vous le garantir. Je n’ai pas rencontré beaucoup de personnes dans ma vie mais suffisamment pour me rendre compte que certaines d’entre elles sont habitées, enveloppées par la « n.i.i » et d’autres pas et d’autres moins. Lui, il est la « n.i.i » personnifiée. Car en fait, à un moment donné, il est là, entièrement pour ce qu’il a souhaité faire, pour la présence qu’il a maintenant ici, soit dans ce rendez -vous, soit au cœur de ses projets et/ou de ses rencontres. La « n.i.i. »ce n’est pas toujours quelque chose de simple, à la fois dans le rapport au temps, dans le rapport à l’autre, même dans le rapport à soi même, mais en tous les cas, lui, il est vraiment la nécessité intérieure impérieuse personnifiée. Chapeau bas ! »

Isabelle Lefèvre

Cathy Riou Piquet

Danseuse, enseignante, ancienne responsable de l’Entité Danse St Cyprien, Toulouse.

«Il y a beaucoup de danseurs, mais peu d’hommes qui osent danser. Celui-là laisse parler à travers lui le silence, la rage, la fébrilité, l’hésitation, une tendresse sauvage, l’enthousiasme ou le burlesque le plus comique. Il dit l’éclatement infini du temps et l’instant s’ouvre alors sur un foisonnement d’impulsions possibles. Le vieillard enfantin n’a plus d’âge. La scène peut être une cage ou une plage, l’espace n’étant plus que la résultante de la Danse. Comme tout geste vrai, il restitue aux spectateurs, êtres de l’ombre et de l’immobilité, le possible de leur propre Danse».

« Pour Pascal Delhay, la danse a certainement été une rencontre fondamentale car elle a l’énergie d’une fulgurance, de celle qui fait basculer définitivement hors du schéma corporel ou de la simple image de soi. Sa danse ouvre sur la multiplicité des chemins qui font la trame du corps organique.
Elle fait éclater le mouvement en une myriade de jaillissements qui recomposent et transforment sans cesse l’espace. Elle est une forme de transe, de disponibilité risquée et renouvelée dans l’écoute et la poursuite des trajectoires qui s’imposent à lui. Elle est projetée par l’élan du geste, l’écho de l’impulsion. Elle a l’authenticité de celui qui a oublié définitivement ce qu’il était convenu qu’il soit. Elle est un risque à chaque fois rejoué pour être au plus près d’une écriture imprévisible qui trace au fil de ses créations la topographie intime de territoires inconnus, intérieurs et extérieurs. Pour Pascal Delhay, la danse est certainement une rencontre fondatrice et permanente car elle le révèle à son être profond ».

Cathy Riou Piquet

Nathalie Desmarest

Chorégraphe de la compagnie Imaj, qui a très bien connu Pascal et pu le suivre dès ses débuts à Toulouse.

«Pascal est le danseur paradoxal par excellence. Une grâce brute je dirai, d’un être écorché vif et pourtant solide comme de l’acier trempé. Charlie Chaplin et Don Quichotte réunis dans un même corps à l’âme d’enfant sauvage mais sophistiqué à l’extrême… C’était il y a si longtemps et pourtant je me souviens très précisément des premières prestations que j’ai pu voir de lui : sa longue silhouette fluide comme gravée à l’eau forte se déplaçant dans la grande salle à la vitesse de l’éclair, forçant le regard par la puissance d’une énergie toujours contenue, dans un jeu virtuose de gestes, d’attitudes touchantes ou provocantes. Un phrasé unique où les silences arrivent toujours à l’improviste. Un véritable langage qui se réactualise à chaque fois que je le vois danser. Je me souviens aussi de Nathalie Carrié et de Muriel Barra, magnifiques danseuses qui surent entrer dans son univers si exigeant et original. Avec Amalio Rodriguez, ils formèrent une des plus belles tribus ​de danse toulousaines».

Nathalie Desmaret

Nathalie Carrié

Danseuse, chorégraphe, plasticienne. Ex danseuse de la Cie Klassmvte de Pascal Delhay.

«Pascal Delhay se meut et crée par nécessité intérieure. La forme vient de ce qu’il ressent et non d’une gestuelle à représenter. Il manifeste extérieurement par sa gestuelle, un état organique. Son cheminement jusqu’à l’improvisation dans l’instant se caractérise par une évolution constante, une genèse faite de déconstructions successives. C’est une « même matière de fond » qu’il vit à chaque fois de façon différente. Sa danse est proche de l’art brut, paradoxalement, alors même qu’il est au travail de l’instant depuis toutes ces années avec assiduité, et persévérance. »

« Pascal était très exigent, ce qui était nécessaire pour arriver au résultat à atteindre. »

«Quand tu danses quelque chose de plus grand que toi et que tu te mets au service de cela, il y a une puissance qui rejaillit dans ta vie… Ensemble, en groupe, nous étions acteurs de cette œuvre pour la porter, l ‘apporter et la partager avec le public.

Chaque spectacle était différent mais il s’inscrivait en même temps dans une continuité, comme la suite d’une même histoire, d’un même propos.

Il y avait un vrai bonheur dans la recherche qui nous a permis de vivre des moments de grande intensité. »

« Avec Klassmvte, nous étions à la recherche d’une appropriation de l’origine de mouvements qui n’étaient pas les nôtres. Nous étions au service d’objectifs qui nous dépassaient. 

Ces années Klassmvte ont été pour chacun-e de nous, le terreau de notre devenir ».

Nathalie Carrié

Muriel Barra

Danseuse chorégraphe. Ex danseuse de la compagnie Klassmvte de Pascal Delhay dés 1989 ayant participé à toutes ses créations pendant 9 ans jusqu’en 1998.

«Pascal Delhay est un extraterrestre, quelqu’un qui n’existe que dans «l’entièreté» de son être. Son vecteur c’est le mouvement mais c’est aussi son humanité, son étrangeté, son monde intérieur. C’est quelqu’un d’extraordinaire à tous les sens du terme dans tous ses excès, ses finesses, ses fragilités et c’est là qu’il peut toucher les gens. C’est un vrai «performer» car il est dans l’instant comme un animal sauvage. Il ressent l’autre, qu’il soit danseur, musicien à ses côtés ou public, presque physiquement grâce à un outil sensoriel extrêmement développé. Autodidacte, il a en lui une grande singularité qui n’est jamais dans la demi-mesure et son propos est toujours entier. Cette animalité du corps lui vient d’un grand engagement physique mais aussi de sa musicalité et de la rythmicité de sa danse. Pour les spectacles, Pascal a toujours fait des recherches musicales et proposait des supports sonores très variés».

Muriel Barra

Lionel About

Artiste circassien, jongleur-danseur fondateur du trio « Triplex » et du duo « Vis à vis ». Partenaire de Pascal Delhay dans le spectacle « Chambre Froide » en 2000. Théâtre de la Digue, Toulouse.

« La 1ère fois que j’ai vu Pascal Delhay, je n’ai pas vu un danseur mais un homme qui danse. J’ai été frappé par sa fulgurance physique. J’ai ressenti comme une évidence : son langage m’était familier.

J’ai eu l’impression que l’on parlait la même langue. Nous étions tous les deux autodidactes, lui venant de la danse, et moi du cirque et de la danse, et chacun dans sa technique, nous avions emprunté des chemins très personnels. Sa danse est mue par une nécessité de corps, par une nécessité « d’état d’être ». Elle n’est pas apprêtée et elle le définit complètement : sa danse « c’est lui ». Je me reconnais dans cette quête.

Pascal cherche à se laisser déborder par sa propre proposition, ce qui lui permet, et c’est je pense ce qu’il recherche, d’atteindre des moments de grâce. C’est évidemment quelque chose qu’il ne maîtrise pas et qui advient simplement parce qu’il n’est pas dans un mode d’écriture figée et parce qu’il est perméable à l’instant.

Pour Pascal rien n’est jamais acquis. Il ne se cache pas derrière un protocole d’écriture. Il est intransigeant, entier et se remet sans cesse en question. Il continue inlassablement à danser « sa » danse, indépendamment des codes, de la mode, de la culture. Il s’affranchit de tout pour poursuivre son chemin. Il est « hors système». »

Lionel About

Alain Marty

Chorégraphe, ancien danseur de l’Opéra de Paris. Directeur artistique des Théâtres et du Festival de Danse de Montauban.

Pascal Delhay, Première rencontre à Moissac dans les années 80, au Festival de Danse que j’avais créé dans le Tarn et Garonne. On voyait tout de suite que son corps et son regard avaient des choses à dire dans le monde de la danse. Une danse très originale et personnelle théâtrale et audacieuse que j’ai retrouvée des années plus tard autour des années 2000 au Théâtre Olympe de Gouges où je l’avais invité, sa danse était devenue très précise, incisive, rituelle, christique et ensorceleuse…  Un « Raspoutine de la danse ».

Alain Marty

Simon Ravelli

Ancien directeur du Centre Culturel Bactria au Tadjikistan.

« J’ai rencontré Pascal dans le cadre d’un projet de danse au Tadjikistan. L’agenda était (trop) plein, les évènements parfois presque irréels et la magie a opéré. Tout au long du projet Pascal a transmis toute son énergie et fait vibrer ceux qui l’entouraient. Sa danse est humaine, animale, brute. Ses textes sont poétiques, philosophiques. Pascal, c’est un vrai danseur, un passionné, un vrai artiste. Il vit pleinement son art. Depuis s’est créé une amitié, un lien spécial entre nous, autour de ce beau et attachant pays, le Tadjikistan. »

Simon Ravelli

Dominique Crebassol

Journaliste critique, La Dépêche du Midi, 1991. Suite au spectacle  » Les Chercheuses de Poux » donné au Théâtre Garonne, Toulouse.

«Quand on a vu une fois Pascal Delhay danser, on ne l’oublie pas. Se présentant volontiers comme un personnage dégingandé et mal dans sa peau, il vous surprend tout à coup et vous prend à coup de danse hyper-rapide, électrisée, pleine d’idées. Quand il bouge, tout est danse. Mais la danse n’est pas tout, loin de là. D’après les catégories contemporaines, on dirait de Pascal Delhay qu’il est un tenant de la «danse-théâtre». Pas si tôt dit qu’il vous prend au pied de la lettre, et vous injecte un brin de texte, un peu de jeu, dans tout ce mouvement… Il est l’homme à tout faire du spectacle : danseur, auteur le plus souvent des mots qui sont dits, metteur en scène, éclairagiste, décorateur, acteur bien sûr. Et totalement prodigue : non content de créer chaque année plusieurs pièces, il remanie de fond en comble ses œuvres à chaque fois. Pascal Delhay est un extrémiste, un jusqu’au boutiste qui n’aime pas les concessions. Extrêmement doué, l’artiste peint l’humour sur fond noir, cultive-le sans queue ni tête, de l’élucubration du geste et du discours. Un univers où le réel décroche. …

Cet univers tendu, serré, au bord de la déraison, est unique, étonnant.Pascal Delhay possède un sens de la scène indéniable».

Dominique Crébassol

Bénédicte Namont

du Théâtre Garonne, Toulouse

Guidée par une rigoureuse nécessité, sa Danse est un chantier perpétuel où chaque geste poussé à l’extrême de sa tension et de sa mobilité, s’inscrit en rupture avec le corps même. Le corps, imprévisible, n’illustre pas un propos, lieu privilégié des conflits et des émotions, il dessine des trajectoires brisées et fulgurantes, jouant sans cesse le questionnement de sa présence. »

Bénédicte Namont

Lauriane Langevin

Chanteuse. Ancienne Stagiaire de la Formation du Théâtre 2 l’Acte

Après des heures (tant aimées) de danse au conservatoire du Mans, voici ma dernière plus belle rencontre, Pascal Delhay, mon dernier maitre puisque je me suis ensuite dirigée vers la voix. La dernière empreinte ressemble donc à nos heures de travail dans un entrepôt à Toulouse, il y a de ça 15 ans, sans miroir, sans concession, sans tricherie, avec courage, lâché prise et imagination. 

Il nous disait « bon voyage » comme je le dis aujourd’hui à qui fait de l’improvisation vocale avec moi. Et dans la dimension du réel, l’espace sacré se traçait à la ligne, le respect et la concentration en devenaient plus denses. 

15 ans après, il n’y a plus de ligne… l’espace sacré est devenu la dimension du réel. 

Voilà pourquoi je reconnais le véritable enseignant non seulement à sa technique mais au fait qu’il soit un maitre de vie qui sème généreusement dans l’ombre comme dans la lumière. 

Voilà pourquoi j’aime être mon propre maitre tout en reconnaissant celui ou celle qui m’apporte encore. 

Merci pour ces heures. »

Lauriane Langevin

Jessica Basselot Groc

Metteur en scène. Ancienne stagiaire Formation Théâtre2 L’Acte

L’enseignement que j’ai reçu de toi demeure, encore aujourd’hui, comme un élément de la toile de fond complexe qui constitue ma pensée.

Il est difficile d’y mettre des mots car les ateliers traversés avec toi sont de l’ordre d’une expérience physique, concrète, et méta-physique simultanément, de l’ordre de l’imaginaire qui se construit, pour être plus fort, à dimension plus vaste et plus profonde, et pouvoir ensuite passer dans l’ordre symbolique du langage, de l’expression ou l’affirmation de soi en face et avec l’Autre, expérience fondamentale relevant de la modification de la perception.

Certainement, aujourd’hui, je ne souhaite pas y mettre de mot précis.

Ces fragments d’images physiques, de pensée organique, d’image-temps, sont une matrice précieuse et certaines choses doivent rester, pour moi, dans l’indicible.

Obscurité

Douleur et plaisir

Devenir animal

Devenir végétal

Odeurs, sécrétions du corps de l’Autre qui n’est plus étranger et l’est encore plus

État dionysiaque de l’unité avec la Nature et avec chaque humain

Peut-être, certainement même, ces expériences m’ont-elles aidée à pouvoir lire Deleuze et Guattari. Aidée aussi à mille autres choses, mille autres actions, Agir. Rentrer dans les philosophies du corps. Je le réalise en t’écrivant.

Oh, j’y pense ! Un truc tout bête et pourtant… Je garde aussi cela, de ton enseignement, le plaisir de danser, juste pour moi, hors de la norme et pourtant avec elle, de ne plus ou que très peu avoir peur que mon corps bouge dans l’espace social. En tant que femme, même si je ne me vis pas, psychiquement parlant, comme une femme ni comme un homme d’ailleurs (données culturelles), ce n’est pas rien, tout de même, que ce bout de liberté. 

Le goût de l’effort et de la discipline aussi sont des paramètres de ma vie que j’ai renforcés en travaillant avec toi.

Je dis « enseignement » et pour une part c’est vrai, c’est juste, pour autant j’ai plus le sentiment d’avoir travaillé avec toi, à côté de toi, à chercher mon chemin, sous le regard-corps attentif d’un maître qui était maître, justement, parce qu’il ne se positionnait jamais en tant que tel.

Autre petit morceau de ton souvenir en moi.

A m’y pencher, tu vois ?  Je trouve non pas une définition de ce qu’étaient tes séances mais quelques échos vibrant au temps présent. »

Jessica Basselot Groc

Retours de stagiaires de Stage Danse et Nature menés pas Pascal Delhay :

Françoise Delhay

Praticienne de Santé et épouse de Pascal

Parler de Pascal, à mon niveau, revient à parler de notre vie commune, où nous cheminons côte à côte, depuis plus de trente ans.

Je ne vais pas revenir sur ce qui a déjà été dit le concernant : je nommerai cela son « Être extérieur », ce qu’il donne à voir de lui-même dans ce qu’il appelle « le mondain » : sa rigueur – sa profondeur – son éthique – sa capacité d’investissement – prendre les choses en main pour les amener à leur finalité…

Mais il a son « monde un » qu’il laisse transparaître et exprimer de plus en plus : je parle de son humour qui l’a toujours caractérisé et son tempérament ludique, moteur de ses créations.

Il est l’Être de l’instant, de l’instant présent et les chemins de ses créations, dans quelque domaine que ce soit, continuent à me surprendre, m’émouvoir, me questionner !

Quand l’idée de faire l’accapare tout à coup, il va tout mettre en œuvre, avec les éléments qui l’entourent, pour atteindre son but.

Ce n’est pas le manque de matériau ni l’outillage approprié qui vont l’arrêter. Il va toujours trouver des solutions et détourner de leur usage habituel les objets ou autres qui vont l’aider à aboutir.  Il est dans l’anti-apprentissage et bénéficie d’un regard neuf, guidé par son intuition, qui lui permet l’innovation.  Son sens pratique m’apporte beaucoup dans tous les domaines de la vie courante !

Sa création ne se fixe pas dans le temps (à part quelques rares exceptions comme la sculpture… encore que !). Si elle doit être reprise, elle est obligatoirement retravaillée et c’est une nouvelle création, construite sur l’ancienne, qui voit le jour.

Sa forme d’expression favorite actuellement se retrouve dans ses courts métrages :

« Les Rouscaillades » sont des moments qui enchantent ! Drôles, attachants, empreints de finesse et de poésie ! Reflets de ces instants fragiles, filmés dans l’immédiateté, dans l’urgence. »

Françoise Delhay

Contact : delhaypascal@gmail.com